"Lettre de démission à Dieu"
Seigneur,
si je t'écris ce soir, c'est pour te dire mon désespoir, te dire que j'en ai marre. Je ne sais pas comment tu donne la vie, mais de ton don je n'en veux plus. A quoi bon se lever sous un ciel gris et pour un avenir qui s'assombrit? J'ai souvent penser t'écrire ma lettre de démission alors, naïvement, je le fais.
Je ne veux plus me lever les matins en pensant à tout mes chagrins, ni même encore voir des gens. Il me semble que tout me deviens un fardeau, que tout me deviens lourd. Où est donc passé ce qui est sensé me paraitre beau?
J'en ai marre des batailles futiles, des petites morts inutiles et du ravage des sentiments. Tu dis que tu nous laisse le choix, mais je ne vois pas en quoi! Même si je souhaite ardement mourir, je me réveil quand même tout les matins, pourquoi? Si tu pouvais faire en sorte que je ne m'éveille pas demain matin, je t'en serai reconnaissant.
Je n'en peux plus d'éprouver des sentiments qui me déchirent, me font souffrir et m'oblige à mentir. Non, mon Dieu, je n'en peux plus d'aimer, je voudrai tant mourir pour une cause utile. Mais pour cet honneur que l'on m' a tant vanté, je ne peux décement me suicider. Quelles sont tes lois? Pour quelles raisons, pourquoi me faut-il vivre encore?
Pourquoi la vie me parait si noire? Pourquoi n'ais-je aucun espoir? je n'ai même plus envie de pleurer et je ne sais même plus sourire car je ne suis qu'à moitié vivant. Les gens, les autres me paraissent indifférents, si différents en fait. Je crois bien que tu as assisté à mon suicide moral, peut-être tes anges ont-ils pleuré...
Dis-moi, pourquoi se battre alors que tout me parait fini, que tout me parait d'un ennui sans fond? Et si je t'écris aujourd'hui, c'est pour te remettre ma démission, et peut-être , dans ton silence, trouver le courage d'en finir ce soir. Tu sais qu'il y a mille morts et mille et une façons de mourir.
Puisqu'il m'est douleureux d'en finir physiquement, j'entérinne définitivement ma mort mentale. A quoi bon ce que l'on dira, à quoi bon ce que l'on pensera, on ne s'en souviendra pas! Je n'ai plus qu'une requête puisque je pars, je te demande de me saluer avec un flocon de neige abandonné.
J'ai pensé cent fois partir, mais ce ne sera pas la tête haute, puisque je n'aurai pu supporter ma vie. Tu le sais déja, puisque tu m'a fais lutter à armes inégales, tu m'a forcé à m'épuiser. J'espère une chose, c'est que dans ma vie si morne, si morose avoir apporté un peu de bonheur à quelqu'un.
Dieu, tu m'as confié une mission et je ne sais laquelle, alors accepte, je t'en prie, ma démission. Envoi donc ton plus beau cadeau me chercher. Et si j'ai arraché ne fût-ce qu'une larme sincère alors, j'aurai réussi ma vie. Tu sais bien qui a déja trop souffert à cause des princesses, des rois ou même à cause de gens comme moi.
Je te demande aussi de dire, à celle que j'aime et qui me fait souffrir, qu'elle regarde quelques fois ma lettre. Celle qui lui dit avec de pauvres mots, un amour trop difficile à exprimer, dis-lui je t'en prie, avant qu'elle ne m'efface de sa mémoire, afin que de temps en temps une larme sur le papier lui rappel simplement à quel point je peux l'aimer, que je sais qu'elle ne croit pas en mon propre suicide moral mais que je pleure quand les anges méritent de mourir.
Pour conclure, Dieu, ma vie je n'en veux plus. Voila c'était ma lettre de démission, Dieu, celle qu'un de tes enfants perdu à pu écrire en étant toujours aussi naïf car peut-être est-ce cela qui fait qu'il existe... encore
Seigneur,
si je t'écris ce soir, c'est pour te dire mon désespoir, te dire que j'en ai marre. Je ne sais pas comment tu donne la vie, mais de ton don je n'en veux plus. A quoi bon se lever sous un ciel gris et pour un avenir qui s'assombrit? J'ai souvent penser t'écrire ma lettre de démission alors, naïvement, je le fais.
Je ne veux plus me lever les matins en pensant à tout mes chagrins, ni même encore voir des gens. Il me semble que tout me deviens un fardeau, que tout me deviens lourd. Où est donc passé ce qui est sensé me paraitre beau?
J'en ai marre des batailles futiles, des petites morts inutiles et du ravage des sentiments. Tu dis que tu nous laisse le choix, mais je ne vois pas en quoi! Même si je souhaite ardement mourir, je me réveil quand même tout les matins, pourquoi? Si tu pouvais faire en sorte que je ne m'éveille pas demain matin, je t'en serai reconnaissant.
Je n'en peux plus d'éprouver des sentiments qui me déchirent, me font souffrir et m'oblige à mentir. Non, mon Dieu, je n'en peux plus d'aimer, je voudrai tant mourir pour une cause utile. Mais pour cet honneur que l'on m' a tant vanté, je ne peux décement me suicider. Quelles sont tes lois? Pour quelles raisons, pourquoi me faut-il vivre encore?
Pourquoi la vie me parait si noire? Pourquoi n'ais-je aucun espoir? je n'ai même plus envie de pleurer et je ne sais même plus sourire car je ne suis qu'à moitié vivant. Les gens, les autres me paraissent indifférents, si différents en fait. Je crois bien que tu as assisté à mon suicide moral, peut-être tes anges ont-ils pleuré...
Dis-moi, pourquoi se battre alors que tout me parait fini, que tout me parait d'un ennui sans fond? Et si je t'écris aujourd'hui, c'est pour te remettre ma démission, et peut-être , dans ton silence, trouver le courage d'en finir ce soir. Tu sais qu'il y a mille morts et mille et une façons de mourir.
Puisqu'il m'est douleureux d'en finir physiquement, j'entérinne définitivement ma mort mentale. A quoi bon ce que l'on dira, à quoi bon ce que l'on pensera, on ne s'en souviendra pas! Je n'ai plus qu'une requête puisque je pars, je te demande de me saluer avec un flocon de neige abandonné.
J'ai pensé cent fois partir, mais ce ne sera pas la tête haute, puisque je n'aurai pu supporter ma vie. Tu le sais déja, puisque tu m'a fais lutter à armes inégales, tu m'a forcé à m'épuiser. J'espère une chose, c'est que dans ma vie si morne, si morose avoir apporté un peu de bonheur à quelqu'un.
Dieu, tu m'as confié une mission et je ne sais laquelle, alors accepte, je t'en prie, ma démission. Envoi donc ton plus beau cadeau me chercher. Et si j'ai arraché ne fût-ce qu'une larme sincère alors, j'aurai réussi ma vie. Tu sais bien qui a déja trop souffert à cause des princesses, des rois ou même à cause de gens comme moi.
Je te demande aussi de dire, à celle que j'aime et qui me fait souffrir, qu'elle regarde quelques fois ma lettre. Celle qui lui dit avec de pauvres mots, un amour trop difficile à exprimer, dis-lui je t'en prie, avant qu'elle ne m'efface de sa mémoire, afin que de temps en temps une larme sur le papier lui rappel simplement à quel point je peux l'aimer, que je sais qu'elle ne croit pas en mon propre suicide moral mais que je pleure quand les anges méritent de mourir.
Pour conclure, Dieu, ma vie je n'en veux plus. Voila c'était ma lettre de démission, Dieu, celle qu'un de tes enfants perdu à pu écrire en étant toujours aussi naïf car peut-être est-ce cela qui fait qu'il existe... encore



